Questions frequentes
Les réponses à vos questions
Les constructeurs de panneaux solaires parlent de kilowatts crête de quoi s’agit -il ?
C’est la principale caractéristique d'un panneau solaire. Elle exprime la puissance maximale délivrée en plein soleil dans les conditions idéales. Elle s'exprime en "watts crête" (abréviation Wc) quand on parle d’un panneau, ou de kilowatts crête (kWc) quand on parle d’une installation complète.
Supposons que j’installe sur mon toit une surface de panneaux solaires d’une puissance totale de 1 kWc. Quelle énergie électrique vais-je pouvoir récupérer sur l’année ?
En France l'énergie annuelle moyenne produite par 1 kWc de panneaux solaires est de l'ordre de 1000 kWh. Mais bien sûr ça dépend de la région.
Comptez 900 kWh dans le nord et 1 400 dans le sud.
Je n’arrive pas bien à estimer à quoi correspondent ces 1000 kWh produits sur l’année.
La consommation électrique moyenne d'un ménage français étant de 4 000 kW/h (source ADEME), il faudrait un système de 4 kWc pour satisfaire à ses besoins, soit en surface de panneau, de l’ordre de 30 m².
Combien puis-je mettre de panneaux solaires sur mon toit ?
En théorie il n'y a pas de limite, sauf qu'au delà de 3kWc, vous n'êtes plus considéré comme un particulier mais comme un professionnel de la production d'électricité et donc vous êtes soumis à une TVA à 19,6% ( au lieu de 5,5% voir plus bas) et vous êtes imposable au titres de vos résultats d'exploitation.
En pratique donc la limite est donc de 3kWc.
Quel est la TVA ?
La TVA est de 7% jusqu'à 3 kWc si votre maison a plus de deux ans.
Au-delà de 3kWc vous êtes considéré comme un professionnel et la TVA est à 19,6% au delà.
C’est bigrement cher, comment puis-je m’y retrouver ?
Tout d’abord, si vous penser installer des panneaux solaires, c’est que, avant toutes choses vous êtes un citoyen sensibilisé aux enjeux environnementaux !
Considérons une puissance installée de 3 kWc ( la puissance installée chez les particuliers dans 95% des cas), pour une production annuelle de 3000 kWh.
Soit un investissement de l'ordre de 9 990 euros TTC.
Ensuite vous devez tenir compte des éléments suivants :
Si toutes les conditions sont réunies (Integration du système a votre toiture), EDF achète votre courant au prix de 0,38 euros par kWh, soit 1 200 euros par an. Il faut donc moins de 10 ans pour amortir l'installation, en pratique un peu plus si on inclus les frais de maintenance (très faibles), les frais de raccordement au réseau, le coûts d’éventuelles études initiales.
Les mesures fiscales autorisent un crédit d’impôts de 11% de l’investissement (fournitures seules à l’exclusion de la main d’œuvre) plafonné à 8 000 euros pour un célibataire et 16 000 euros pour un couple soit une économie de 4000 ou 8000 euros selon les cas (voir notre article Grâce à ce crédit d’impôts votre installation s’amortit après 7 à 10 ans de fonctionnement. Ensuite vous gagnez de l’argent jusqu’à la fin du contrat EDF (20 ans)
Est-il obligatoire de se raccorder au réseau EDF ?
Ce n’est pas obligatoire, mais sauf à ce que votre maison soit dans un site isolé, loin du réseau, il serait stupide de ne pas le faire. Pour les raisons suivantes :
EDF rachète votre électricité 38 centimes d’euros (ce prix est révisé chaque année, selon une formule qui tient compte du coût de la vie), alors qu’il vous la vend au tarif plein à 11,25 centimes d’euros toutes taxes comprises. Donc il vaut mieux vendre toute l’électricité produite par votre installation et racheter celle dont vous avez besoin. En pratique vous aurez donc un compteur en sortie de votre installation qui comptabilisera les kWh vendus à EDF à 38 centimes et un autre en entrée (celui que vous avez déjà) qui comptera vos kWh consommés à 11,25 centimes d’euros, voir 7,34 centimes la nuit si vous avez un compteur heures pleines/heures creuses.
Et puis, techniquement le réseau EDF agit comme un réservoir d’énergie. Stockant le jour pour la nuit, l’été pour l’hiver. Ainsi en été quand votre installation produit beaucoup vous vendez beaucoup de kWh à EDF ; en hiver quand vous avez davantage besoin de courant, vous achetez davantage d’électricité au réseau. Enfin le raccordement à EDF simplifie la technique, la maintenance de l'installation et en réduit le coût.
Combien coûte la procédure de raccordement à EDF ?
Entre 900 et 1 500 euros. En fait le tarif dépend de la distance de raccordement aux compteurs, de la puissance, elle inclut un disjoncteur, un compteur de consommation, un compteur de non consommation pour éviter la fraude. Le mieux consiste à demander un devis à EDF.
Qu’est-ce qu’un onduleur ?
Les panneaux solaires produisent du courant continu ; comme des piles. Le courant du réseau public est un courant alternatif à 220 volts. L’onduleur, transforme le courant continu issu des panneaux en courant alternatif à la tension du réseau. Selon la taille des installations, il faut un ou plusieurs onduleurs, généralement un seul dans le cas de maisons individuelles. L’onduleur inclut également des fonctions de sécurité, en particulier pour ne pas électrocuter les techniciens d’EDF qui travailleraient sur le réseau.
Comment bénéficier du tarif d’achat d’EDF le plus élevé ?
Comme nous l'avons vu plus haut, Il faut que votre installation soit intégrée au bâti. Ce qui veut dire que si vos panneaux sont posés sur la pelouse, ou posés sur le toit, au dessus des tuiles, ça ne marche pas. Intégré au bâti, veut dire que les panneaux solaires remplacent la couverture, ils font partie intégrante du toit, ils assurent l'étancheïté.
Quelle est l’orientation idéale du capteur ?
Plein sud avec un angle de 30 à 35° sur l’horizontale. Dans l’idéal il faudrait que le panneau soit toujours perpendiculaire aux rayons du soleil. En France à une latitude de moyenne de 46° un calcul simple montre que la bonne orientation moyenne (ce terme est important) d'un panneau solaire serait 46°. Si on veut favoriser le captage d'énergie en hiver, le panneau doit être orienté de manière à saisir les rayons du soleil rasants de cette saison ; l'orientation la plus favorable est alors de 60° sur l'horizontale. A l'inverse si on veut favoriser l'efficacité en été, le capteur doit être davantage couché sur le sol, pour saisir les rayons d'un soleil presque à la verticale. La bonne orientation est alors de 30 à 35 ° sur l'horizontale. C'est cette dernière valeur qui est retenue pour nos panneaux solaires photovoltaïques parce que nous voulons privilégier la production globale de kWh sur l'année, du fait du raccordement à EDF. Il faut donc favoriser le captage de l'énergie en été, quand elle est le plus abondante.
Quelle est la durée de vie d’une installation ?
Les constructeurs garantissent une durée de vie de 20 à 25 ans à 80% de la puissance nominale. Ce qui signifie qu’arrivés à cette limite d’âge, les panneaux donneront encore au moins 80% de leur puissance initiale. En pratique, bien que nous n’ayons pas de recul suffisant, une installation pourrait durer plus de trente ans.
Que peut-on espérer de l’évolution des technologies ?
Le rendement d’un panneau solaire, dans des conditions idéale varie entre 1 et 141%. Ce qui veut dire que 14 à 17% de l’énergie solaire reçue est transformé en énergie électrique. En laboratoire, on sait obtenir des rendements de 30 %, ce qui laisse place à un quasi-doublement des performances dans les années à venir.
Différence entre panneaux polycristallins, monocristallins, en couche mince ?
Il s’agit de technologies différentes de production du silicium nécessaire à la réalisation des panneaux ; le polycrystallin est le plus répandu ; le monocrystallin offre des rendements supérieurs jusqu’à 17% contre 14 ou 15% pour polycristallin, mais il est plus cher. Les panneaux dits "en couche mince" forment une troisième catégorie. leur rendement est moins bon (de l'ordre de 10 %),mais ils sont moins chers. Mentionnons enfin les panneaux en silicium "amorphe" moins performante (5 à 7% de rendement), plus facile à produire, mais plus sensible dans des conditions d’éclairement diffus (mauvaise exposition, alimentation d‘équipements électriques dans les sites isolés des régions tempérées). Sauf à avoir une toute petite surface de toit bien exposée, ne vous polarisez pas sur le rendement électrique des panneaux, mais sur le rendement financier de votre installation.
Le Photovoltaïque est il valable dans le nord de la France ?
Le Soleil même s’il est plus abondant dans le sud reste tout à fait suffisant et intéressant dans le Nord de la France.
Le rapport entre le Nord est et le sud est d ‘environ 1,4. La même installation produira 1,4 fois plus d’énergie à Marseille qu’à Lille.
Des esprits mal intentionnés ne sont-ils pas tentés de tricher, c’est-à-dire de revendre à EDF son propre courant ?
En fait, le raccordement à EDF de l’installation photovoltaïque se fait au travers de deux compteurs montés en série dont l’un est branché à l’envers.
C’est le compteur de non consommation. Il ne tourne que si du courant passe dans l’autre sens. L’ensemble des deux compteurs est plombé.
La fabrication des panneaux photovoltaïques est réputée coûteuse en énergie et donc les panneaux solaires ne seraient pas si écologiques qu’on le croit. Qu’en est-il exactement ?
Effectivement, selon le panneau, il faut l’équivalent de 2 à 4 ans de sa propre production pour le fabriquer. Ce qui veut dire que, sur la base d'une durée de vie de 30 ans, une installation produit du courant sans pollution pendant 28 à 26 ans. En toute impartialité il faudrait ajouter les coûts énergétiques du recyclage des installations en fin de vie. Mais ce recyclage permet de fabriquer de nouveaux panneaux avec beaucoup moins d’énergie.

